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Coucou !!!
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Dernier jour à Rio, malheureusement sous la pluie.
Mais on ne va pas se plaindre car nous avons eu un dimanche parfait : plage à Copacabana, puis à Ipanema et coucher de soleil depuis le pain de sucre.
Toujours pas de nouvelles du sac de Mic ...
Demain, nous prenons le bus pour Sao Paulo puis l'avion pour Amsterdam et Marseille.
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Dernières publications :
En route pour Puerto Iguazu
estancia
Séjour obligé á Montevideo et départ pour une vielle colonie suisse
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Et en attendant les beaux jours et les vacances, voici 2 blogs d'amis que nous vous conseillons pour continuer à voyager en Amérique latine (en Argentine actuellement).
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Dominique : http://mon-annee-en-amerique-du-sud.blogspot.com
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Gégé et Vivi : http://gegevivi.uniterre.com
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Bonne lecture, bisous
Céline et Mic
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Et au fait, vous êtes sur Vacances & Résistance 2 !!!
En effet, nous avons utilisés nos 15 Mo sur la première adresse, la suite du voyage (à partir du Pérou) se trouvera donc ici.
Pour revenir sur le premier blog avec le Mexique, la Guatemala, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica, le Panama, la Colombie et l'Equateur, clicker ici
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Publié à 14:18, le 25 septembre 2013, Mots clefs : |
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les 17 et 18 mai 2010
Après les chutes d'Iguazu, le Pantanal est notre deuxième destination phare du voyage. C'est un endroit que Céline rêve de découvrir depuis longtemps et qui était au programme du voyage en 2009. Mais les aléas du voyage avient fait passer notre route plus à l'ouest.
 Le Pantanal, c'est une vaste plaine qui s'inonde pendant 5 mois de l'année. Jusque mi avril, l'eau envahit tout et seules des ilots subsistent. La visite se fait alors en bateau.
Quand le niveau descend, le Pantanal devient une pampa avec rivières et étangs qui regorgent de poissons. La faible présence humaine et l'abondance de nourriture en font un paradis pour les animaux. Et les espaces bien dégagés permettent une bonne observation des animaux, bien meilleure en tout cas que dans la forêt amazonienne.
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Il existe un parc naturel du Pantanal mais il est petit et très difficle d'accés. La région dite du Pantanal est donc en très grande partie privée et les visites se font dans des fazendas (élevage du bétail - équivalent des estancia au Brésil) ou des pousadas. Il n'y a que 2 routes qui pénètrent un petit peu dans le Pantanal (mais aucune qui le traverse). Les points d'entrée sont la transpantaneira au nord au départ de Cuiaba, et au sud, la vieille route qui relie Campo Grande (à partir de Burraco las pirranias) et Corumba.
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Nous venons au Pantanal pour y observer des animaux et il est donc indispensable de passer par un guide et un tour pour loger dans une fazenda/pousada. Toute la difficulté consiste donc à trouver le bon. D'habitude, on arrive facilement à trouver ce genre d'info grâce aux voyageurs qui sont passés par là avant nous mais cette fois-ci, impossible de trouver quelqu'un qui nous recommande une agence.
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Mon idée initiale était de découvrir le Pantanal à cheval mais les seules agences qui le proposaient (agences françaises spécialisées dans le voyage à cheval) étaient hors de prix. Nous avons ensuite pensé aller jusqu'à Cuiaba pour faire le Pantanal du nord, moins touristique d'après le Lonely mais là encore les prix nous ont découragé (500 euros la journée par personne). Et c'est pourquoi nous avons finalement débarqué à Campo Grande, dans le Mato Grosso do Sul.
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C'est une région du Brésil fontalière du Paraguay. Et pour la rejoindre depuis Iguazu, il s'avère plus rapide de traverser le Paraguay que de simplement rester au Brésil, car il n'y a pas de route "directe" côté Brésil.
Les bus internationaux étant toujours beaucoup plus chers que les bus nationaux, aussi, pour éviter de "payer le prix fort" nous décidons de procéder comme suit :
Depuis Puerto Iguazu (Argentine), nous prenons un bus local pour rejoindre Cuidad del Este au Paraguay. Le bus passe par le Brésil mais pas de tampon cette fois ci, vu que nous ne posons pas le pied sur le sol brésilien. Par contre il nous faut passer par l'immigration pour valider notre entrée au Paraguay et bien sur, le bus ne s'y arrête pas. Nous sautons du bus et y retournons à pied. Il faut être vigilant car il semblerait que beaucoup de voyageurs ratent cette frontière et se retrouvent à payer une amende à la sortie. Notre objectif est de prendre ici un bus qui rejoint une autre frontière Paraguay-Brésil (Ponta pora), et enfin prendre
un bus brésilien pour rejoindre Campo Grande.
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Une fois au Paraguay, il nous faut changer un peu d'argent pour pouvoir acheter nos billets de bus en Guaranis (100 Real = 249 000 Guaranis) ce qui ne pose pas de souci car il y a plein de bureaux de change juste après le pont qui marque la frontière. Pas facile de jongler entre les monnaies argentines (le peso), brésilienne (le Réal) et maintenant paraguayenne (le guarani).
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Au terminal de bus de Ciudad del Este, on apprend qu'on va devoir faire escale à Colonel Ovejo pour rejoindre ensuite le Brésil. C'est un peu l'inconnu car on n'a aucune idée des horaires de bus à Colonel Ovejo, mais on aime ça !
A la sortie du terminal, une bien triste vision : des campements de fortune, faits de bouts de bois et de bâches plastiques rapiécées, abritent des familles. Les tentes sont minuscules, le sol complêtement boueux, et les gens font la cuisine dehors. C'est la toute première fois que la misère nous saute à la figure de cette façon, à seulement quelques centaines de mètres des magasins d'électroménager pimpants de la ville.
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Le temps gris brumeux finit par tourner à la pluie plus ou moins continue. Du Paraguay, nous ne verrons que cette longue route toute droite qui mène à Colonel Ovejo. Pas vraiment de quoi se faire une idée d'un pays ! Alors que représente pour nous le
Paraguay avec ce bref aperçu ?
La première chose qui nous a frappé, c'est qu'on y a vu plus de terrains de volley que de terrains de foot et ça, c'est quand même une exception de l'Amérique Latine !!!
La route est souvent bordée de maisons de part et d'autre, mais sur une seule rangée : tout de suite après, des champs à perte de vue. Des villages entiers semblent ainsi n'être contitués que d'une seule et unique rue. Et des vaches.
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A Colonel Oviejo, grosse déception : la prochaine correspondance pour Ponta Pora part à 18h et arrive à 1h du matin, la suivante part à minuit. Il fait déjà nuit (dès 18h), il pleut toujours autant et il fait froid. C'est complêtement déprimant. On a le choix entre attendre ici 3h pour prendre le prochain bus mais arriver en pleine nuit dans une ville qu'on ne connait pas, sans aucune adresse d'hôtel ou attendre 8h pour prendre le bus de nuit (avec des sièges qui ne s'inclinent pas). Nous choisissons le bus de nuit car un vendeur nous a dit que le coin de la gare routière craignait vraiment la nuit à Ponta Pora.
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Nous pensions arriver aujoud'hui au Brésil, et nous voilà à tuer le temps en jouant au Yam's ! La seule animation notable sera la venue de 2 policiers qui s'emmerdent et demandent à voir nos passeports. Ils passent pas mal de temps à essayer de comprendre ce qui est écrit, lisent l'ensemble des informations (c'est la première fois qu'on flic me demande de confirmer ma taille !!!) sauf la couleur des yeux parce que là, ils n'ont vraiment pas saisi ce que ça pouvait bien vouloir dire ! Super !
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Finalement; coup de théatre, nous sautons dans le bus de 18h ! Et oui, le chauffeur nous a proposé de dormir dans le bus (avec d'autres passagers) une fois arrivés à destination. Il parait que ça se fait souvent et que plusieurs autres passagers vont faire pareil. C'est toujours mieux que d'attendre. Sauf qu'à l'arrivée, tout le monde descend. Pas grave, on reste quand même pour dormir. Ca fait bizarre de voir le chauffeur tout éteindre, fermer le bus et s'en aller.
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Nous sommes sur le parking arrière de la gare routière et il n'y a pas âme qui vive dans le coin. On aura pu assez bien dormir mais pas de bol, on a eu droit à la nuit la plus fraiche depuis le début de l'année au Paraguay. Pas facile de trouver le sommeil avec ce froid de canard. Et dire que mon duvet est toujours dans mon sac à dos, qui semble bien parti pour gagner la partie de cache cache...
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A 4h30, la lumière s'allume et un homme monte pour venir nettoyer le bus qui repart à 5h30. Puis le chauffeur arrive et reconduit le bus au terminal où nous descendons. Autant dire que nous ne recommandons pas la nuit dans le bus car nous avons du dormir en tout 1 ou 2h !
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La gare routière s'agite déjà car un bus part pour le Brésil, à Campo Grande, à 6h. C'est exactement ce qu'il nous faut ! Mais comment faire pour les tampons sur le passeport vu que les bureaux de l'immigration n'ouvrent qu'à 8h ? Renseignement pris, c'est quelqu'un de la compagnie de bus qui connait les douaniers qui s'en charge personnellement : nous lui confions nos passeports et en 5 minutes le tour est joué ! Mais pourquoi ce n'est pas toujours aussi facile d'obtenir nos tampons d'entrée et de sortie ???
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Le temps reste décidément moche jusqu'à Campo Grande. Une fois au terminal de bus, nous nous faisons alpaguer par les employés des HI du coin qui proposent des séjours Pantanal-Bonito. Un petit bureau tout neuf accueille les touristes et les informe sur les tours. On s'arrête pour prendre des informations : le mec qui s'occupe de nous ne comprend rien à ce que nous recherchons. Il essaie juste de nous refiler le tour classique de 3 jours dans le Pantanal alors que nous pensions rester plus longtemps que ça. Mais il a le culot de nous dire que ça ne sert à rien de rester plus de 3 jours car il n'y a rien de plus à faire !!! Dans une région qui fait 200 000 km² et qui a l'écosystème (végétal et animal) le plus dense de la planête !!! Il ne se rend pas compte que plus il en raconte plus il s'enfonce et nous filons rapidement.
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A peine sortis du terminal, on se fait alpaguer par un mec qui nous convainc de venir avec lui dans son bureau tout près pour nous proposer "autre chose". En réalité, il bypasse le bureau du terminal car il travaille pour les même propriétaires : la pousada Santa Clara. Il connait mieux son boulot et il peut proposer des séjours plus longs et moins chers. Céline est très sceptique et ça se voit, et il n'y a pas mieux pour faire baisser les prix ! On négocie finalement un séjour de 4 jours avec possibilités de rallonge et choix des activités supplémentaires le cas échéant. A noter quand même que pour nous convaincre, il nous a fait lire un commentaire d'un canadien qui s'extasie d'avoir vu un boa tout en précisant que ça ressemble à un gros iguane ...
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Il est bien 15h30 quand nous nous mettons enfin à table dans un petit resto. On finit la journée par un peu d'internet, là où l'on part demain, on ne pourra plus donner de nouvelles.
Pantanal, nous voilà !!
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Publié à 20:08, le 5 juin 2010 dans r. Le Bresil, Campo Grande Mots clefs : |
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Dimanche 16 mai suite
Ce barrage c'est d'abord un projet international : il a été construit sur le rio Parana qui marque la frontière entre le Paraguay et le Brésil. Ici on dit "binacional". Les couleurs du logo reprennent d'ailleurs les couleurs des drapeaux des 2 pays.
Ensuite c'est un projet assez controversé et gigantesque. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre :
- 20 turbines de 700 MW chacune (soit 14 000 MW installés = 10 centrales nucléaire)
- 40 000 ouvriers au plus fort de la construction
- 15 fois plus de béton utilisé que pour l'Eurotunnel
- autant d'acier que pour construire 380 Tours Eiffel
- 120 mètres de hauteur d'eau à l'entrée de la turbine
- 650 km2 d'étendue côté Paraguay, 700 côté Brésil
- 29 000 000 000 métres cube d'eau de réserve
- les conduites d'eau ont un diamètre de 10 mètres
- le débit d'eau maximum dans les turbines correspond à 40 fois le débit moyen des chutes d'Iguaçu
Avant la véritable visite, on commence par nous montrer une vidéo qui vante les mérites de la construction du barrage, un superbe petit bijou de propagande, qui n'évoque que très partiellement les problèmes écologiques, économiques, sociaux et environnementaux liés à sa construction et parle plutôt de l'indemnisation des populations, de la constructions des écoles et d'un hopital ou de la passe à poisson pour contourner le barrage.
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Tout le monde est maintenant rassuré, la visite peut commencer. Nous avons choisi le "circuito especial" car il nous permet de rentrer à l'intérieur des installations. Visite en portuguais et espagnol (Brésil=portugais et Paraguay=espagnol). D'ailleurs il n'y a pas une langue plus officielle que l'autre ici : le barrage est partagé en 2 et on parle plutôt portugais sur une moitié des installations et espagnol sur l'autre.
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La visite consiste à rejoindre en bus des sites particuliers où nous sortons et recevons une foule d'informations. Une visite à ne pas rater pour tous ceux qui aiment un peu la technique.
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L'ouvrage est tout simplement gigantesque, et repèrable de très loin avec la multitude de lignes haute tension qui convergent ici. D'ailleurs, il est permis de circuler à vélo à l'intérieur même de l'installation (ne pas se fier au rond rouge du panneau, c'est bien "permitido" !).
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Lors de notre visite, nous posons le pied au Paraguay pour la première fois : une ligne jaune matérialise la frontière sur le sol du barrage lui même. Et pour une fois, pas de formalités administratives associées !
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Comme il a pas mal plu les jours derniers, le niveau dans le barage est élevé et de l'eau s'échappe par le trop plein : un gigantesque toboggan relevé en bas pour éviter que l'eau, avec trop de vitesse, ne "creuse" le lit de la rivière!
Des photos aériennes prises lors de la construction sont exposées et nous permettent deprendre conscience de la nécessité de 40 000 travailleurs en même temps.
Chaque turbine possède sa propre salle de commande locale.
Une 2ème plus générale regroupe l'ensemble des commandes et informations relatives à l'ensemble des 20 turbines. Nous n'avons pu voir que les petites salles de commandes, qui d'ailleurs étaient vides.
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Lors de notre visite, le barrage ne produisait "que" 9 000 MW. En fait le barrage n'a jamais fonctionné à 100% car il n'y a pas assez de demande en électricité.
Malgré la différence de taille entre les 2 pays, le Brésil et le Paraguay reçoivent chacun la moitié de la production. Le Paraguay a également un autre barrage en commun avec l'Argentine. Du coup, il produit plus d'électricité qu'il n'en consomme. Une partie de la production d'Itaipu est transformée en courant continu (700000V) au Paraguay pour être acheminée et vendue ensuite au Brésil. Car les turbines paraguayennes et brésiliennent ne produisent pas le même courant alternatif : 50 Hz au Paraguay et 60 Hz au Brésil.
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Et voila, fin de la visite. Nous prenons un bus de ville pour retourner à Foz d'Iguaçu. Puis nous attendons un bon moment notre bus pour rentrer en Argentine. Du coup un brésilien bavard décide de lui même de m'apprendre à parler brésilien, tout en me demandant de temps en temps la traduction française. C'est difficile, surtout en fin de journée, et je ne suis pas mécontent quand notre bus arrive et que la leçon s'arrête !! Nous pensions que le portugais serait proche de l'espagnol. C'est vrai en ce qui concerne l'écrit mais c'est loin d'être le cas quand on écoute les gens parler. On ne comprend pratiquement rien !!! D'ailleurs, au début, on prenait les brésiliens pour des russes ! Ca s'annonce bien pour la suite du voyage !!!
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Le dernier challenge de la journée, c'est de convaincre le chauffeur du bus, qui ne parle que le portugais, qu'il va devoir s'arrêter aux 2 postes frontières, et nous attendre le temps d'obtenir nos tampons. Il n'est en effet pas rare que les douaniers soient peu nombreux, les files d'attente longues et la patience du chauffeur vite entammée par la pression des passagers qui n'ont pas besoin de tampon et en ont marre d'attendre (nous sommes dans un bus de ville et il y a beaucoup de locaux dedans, contrairement aux bus qui ne font que les chutes). Heureusement, nous ne sommes pas les seuls à avoir besoin de tampon et du coup, ça se passe très bien.
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Publié à 14:41, le 1 juin 2010 dans r. Le Bresil, Foz do Iguaçu Mots clefs : |
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le dimanche 16 mai 2010
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Cette fois-ci, c'est la voiture balai du marathon d'Iguaçu qui provoque un bouchon à notre arrivée aux chutes du côté brésilien. Là on commence à se dire qu'on n'a vraiment pas de bol ! Ils ont vraiment du courage, les courreurs, car il tombe des trombes d'eau. Mais le spectacle des chutes à leur arrivée sera la plus belle des récompenses
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Ma Gore Tex étant dans mon sac à dos toujours perdu on ne sait où, je fais comme bon nombre de touristes : j'achète un superbe poncho qui sera fort utile aujourd'hui. Si jamais Fredo retourne en Patagonie, je pourrais le lui prêter.
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Le temps est vraiment bouché, quand les aversent cessent, une bruine persiste. On a tout juste droit à quelques courtes éclaircies qui nous permettent d'apercevoir un bout de ciel bleu. On ne peut pas tout avoir, s'il y a autant d'eau qui coule c'est à cause de la saison, alors il ne faut pas s'étonner qu'il ne fasse pas si beau que ça.
Côté br´silien, la vue sur les chutes est beaucoup plus panoramique : on fait face aux chutes au dessus desquelles nous étions hier. On est plus loin, on se rend mieux compte de la grandeur du site, mais au début, ça reste moins impresionnant que du côté argentin.
Par contre, à la toute fin, un mirador nous permet de nous approcher de la fameuse "garganta del Diablo", la chute principale. Comme nous sommes à mi hauteur de la chute, on se fait littéralement rincer par les éclats : nos pantalons sont complètement trempés. Là, c'est drôlement impressionnant!!!!
Il y a également une plateforme qui permet de surplomber les chutes, ce qui donne davantage de recul, et on profite encore pleinement des embruns.
Comme le temps est au moche fixe, on laisse tomber l'idée de retourner voir les chutes du côté argentin (c'est moitié prix le 2ème jour) et on décide d'aller visiter dès aujourd'hui le barage controversé d'Itaipu pas très loin.
Coup de chance, un gentil chauffeur de car qui semble s'emmerder dans son car vide semble comprendre notre español et nous embarque jusqu'au dépôt d'Itaipu. Là, il laisse son bus et nous invite à monter dans sa propre voiture, pour nous déposer pile poil devant l'entrée du complexe hydroélectrique... Un grand merci ! On ne pensait pas pouvoir rejoindre le barage aussi rapidement !
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Publié à 14:53, le 31 mai 2010 dans r. Le Bresil, Foz do Iguaçu Mots clefs : |
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Samedi 15 mai 2010
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Les chutes d'Iguazu (ou Iguaçu ou Iguassu suivant les endroits) font 80m de haut et environ 2km de long.
Cela faisait longtemps que je voulais les voir mais elles sont vraiment isolées au nord de l'Argentine, à 18h de bus de BA et 21h de Salta. Du coup, nous avions renoncé à faire le déplacement l'an dernier. Mais cette fois ci, avec le Pantanal comme objectif, elles s'inscrivaient plus facilement dans le parcours (et puis on a pris l'avion hé hé).
Les chutes se visitent en 2 étapes car il y a 2 parcs : un côté argentin et un côté brésilien. Aujourd'hui, c'est l'Argentine.
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Nous avons speedé ce matin pour prendre le premier bus et arriver avant le flot de touristes. Malheureusement, un accident nous bloque pendant 1h à 8km de l'entrée. Lorsque nous arrivons enfin, le guichet pour les tickets est fermé car la seule personne qui a la clé est elle ausi bloquée. Par contre, les minibus des hôtels qui font les visites organisées avec guide arrivent et vident leur cargaison de touristes qui, eux, peuvent entrer avec leur guide. On trépigne !
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Autre problème, le mauvais temps. Il ne pleut pas mais c'est très couvert, et il fait limite froid. Ce matin, nous avons pensé à beaucoup de choses (crème solaire, anti moustique, bouteille d'eau) mais pas de veste contre le pluie car c'est bien connu, on crève de chaud à Iguazu !!! Et même si on se doutait bien qu'on allait se mouiller en allant voir les cascades, on pensait sécher rapidement avec le soleil.
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Enfin nous entrons dans le parc. Nous prenons le sentier
vert à vive allure pour doubler le maximum de personnes mais on s'inquiétait
pour rien car tous les groupes attendent le petit train qui mène au point le
plus spectaculaire des chutes argentines : la garganta del diablo. Nous, on
garde ça pour la fin.
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Direction le circuit supérieur qui passe em haut des chutes
: les passerelles surplombent les cascadent et les embruns du bouillon
remontent jusqu'à nous par vague. C'est notre premier aperçu des chutes et
c'est déjà époustouflant. Nous marchons en fait d'îles en îles. Des chutes, de
l'eau, la forêt tropicale, à perte de vue ... Autour de nous, la nature
dégouline et nous courrons sur les passerelles pour éviter les vagues d'embrun
les plus importantes. Des vols de perruches vertes nous survolent em piaillant.
Ce doit être encore plus beau sous le
soleil mais on en prend déjà plein les yeux.
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Comme le temps semble vouloir s'arranger, nous prenons
l'option de faire le sentier Macuco avant de faire le circuit inférieur et la
garganta del diablo pour laisser au soleil le temps de venir.
Le sentier macuco s'enfonce dans la forêt en direction d'une
cascade. Il a pour vocation l'observation de la faune et de la flore. Nous
croisons en effet des agoutis (voir le Costa Rica pour les photos) et des singes.
C'est un sentier agréable et peu fréquenté.
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Vers 13h, nous retournons aux chutes. Depuis le circuit
inférieur, on voit très bien les tours en bateaux qui ammènent les touristes le
plus près possible des chutes. Nous voulions le faire mais les gens ressortent
vraiment complêtement trempés. C'est exactement comme se mettre tout habillé
sous la douche froide pendant 5 minutes. Si on était sur de sécher rapidement, on aurait
tenté l'expérience mais il fait vraiment trop froid.
Nous décidons de reporter le tour en bateau à demain si le soleil revient. Nous courrons tout de même
nous mettre au pied d'une cascade pour la photo souvenir.
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Impossible de venir à Iguazu sans croiser au moins un coati.
Ces petites bêtes de la famille du raton laveur sont surtout atirées par les
sandwitchs des visiteurs. Une famille qui avait posé le sac du pique nique sur
le banc à côté d'elle s'est fait attaquée par derrière. Chacun a tiré de son
côté, le sac s'est déchiré et le coati s'est enfui avec le sandwich bien
enveloppé dans son papier alu. Manifestement cela ne lui a pas posé de problème
car on l'a entendu le déballer bien à l'abri dans les buissons.
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Reste la garganta del diablo.
Nous prenons le petit train et 10 minutes plus tard nous
marchons sur une passerelle au milieu de l'eau. Le chemin est long pour
atteindre un trou en forme de fer à cheval où l'eau s'engouffre.
Le débit est
hallucinant et la vision de toute cette eau plongeant dans le trou donne le
vertige. C'est hypnotisant. C'est à couper le soufle. C'est vraiment une merveille
de la nature.
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Publié à 23:07, le 26 mai 2010 dans o. L Argentine, Puerto Iguazú Mots clefs : |
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Vendredi 14 mai 2010
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Aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Puerto Iguazu, la ville argentine qui se trouve à côté des chutes mais nous n'avons pas encore nos billets. Nous savons qu'il y a un avion à 12h30, mais nous n'avions pas pré u le fait qu'il est impossible d'acheter des billets par internet pour le jour même.
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Heureusement, l'hôtel a un partenariat avec une agence. Il faut juste attendre 10h que celle-ci ouvre.
Du coup, nous allons tranquillement prendre notre petit déjeuner et préparer nos affaires.
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Nous rencontrons un couple de Belges en galère, suite à une agression à la Boca il y a quelques jours. Ils se sont fait voler leur sac à dos avec leurs 2 CB en plein jour, dans une rue relativement fréquentée vers le stade de la Boca (celui de Maradonna). Tout s'est passé très vite : un groupe de jeunes qui arrive derrière eux. Quelqu'un qui tire sur le sac, un couteau sous la gorge et le nez explosé contre le mur. « Violent, mais même pas le temps d'avoir peur » nous disent-ils. Après, il y a les heures passées au commissariat, puis à l'hopital pour quelques points de suture, et l'attente depuis plusieurs jours d'une nouvelle CB. On se dit que notre sac perdu est un moindre mal.
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11h. Enfin nous avons nos billet et nous sautons dans un taxi. Ici, ils fonctionnent au compteur et c'est bien moins cher que le forfait taxi proposé par l'hôtel. Le vol jusqu'à Puerto Iguazu se passe bien et nous posons notre sac au Residential rio selva.
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Nous sommes vraiment hors saison et il n'y a que nous ici et un couple de toucans qui a élu domicile dans le poteau électrique juste devant la maison.
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La nuit tombe vite et nous avons à peine le temps de marcher jusqu'à l'intersection de 2 rivières : le rioI guaçu et le Rio Parana.
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Nous sommes à Hito Tres Fronteras, c'est àu dire à la triple frontière Argentine (ici)-Brésil (à droite)-Paraguay (à gauche). Nous aurons l'occasion d' aller dans ces pays dans les prochains jours.
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Nous profitons de nos derniers jours en Argentine pour manger les plats typiques : après les empanadas ce midi, nous nous attaquons à 2 énormes milanesas !
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Publié à 17:47, le 25 mai 2010 dans o. L Argentine, Puerto Iguazú Mots clefs : |
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Du mardi 11 au jeudi 13 mai 2010
Nous avions demandé à Cécilia une estancia familiale dont l'activité principale est liée au travail du bétail et non au tourisme (beaucoup d'estancias sont devenues des hôtels haut de gamme avec piscine, billard, restaurant etc). Et chez Don Miguel , nous avons trouvé exactement ce que nous cherchions.
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Ici il y a des vaches, des chevaux, des cochons, des moutons, une chèvre, des chiens (bergers belges et berger allemand), des chats et des poules (et une énOOOOOOrme araignée). En plus du travail lié à l'élevage, Hugo et Maria font du fromage, de l'huile d'olive (depuis cette annèe) et des savonnettes. La grand mère fait des gateaux pour la merienda (pause goûter qui se fait à 18h). Et enfin, cette ferme bio accueille aussi des woofers (voyageurs qui travaillent contre le gîte et le couvert : World Wide Opportunities on Organic Farms ). Nous avons donc aussi fait connaissance de Nathalie, une bordelaise pleine d'énergie qui finissait sa quatrième semaine ici.
L'estancia se trouve à 40 minutes en voiture de Nueva Helvecia, juste à côté du petit village de Cufré. La région est globalement plate avec des prés et des champs à perte de vue. Ici, la principale industrie concerne les produits laitiers et la plus grosse compagnie s'appelle Parmalat. Quant aux cultures, il s'agit surtout de soja.
Enfin, la voiture passe le portail de la propriété et nous apercevons les bâtiments de la ferme au bout de l'allée. Nathalie, en vrai gaucho, nous accueille à cheval au milieu de ses vaches qu'elle vient de finir de traire.
Pour notre première matinée, une suprise nous attend : Hugo possède une voiture ancienne et c'est à son bord que nous allons avoir un premier aperçu du coin. C'est Miguel, le fils de Maria qui nous conduit sur les chemins de terre et contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette voiture se révèle parfaitement adaptée au terrain et très manoeuvrable dans les trous et les bosses !
Nous roulons jusqu'à une piscine naturelle et un petit promontoire d'où nous découvrons les alentours. Pas de doute, nous sommes bien seuls au monde avec tout l'espace necessaire pour jouer aux cowboys ! (sans les indiens)
Et dès l'après midi nous voilà en selles. Hugo a du partir pour Montevideo avec Maria et c'est un voisin qui nous sert de guide. « 100% gaucho » nous garantit Nathalie. « 100% matiera primera » se plait il à préciser. A part ça, je ne vais pas comprendre un seul mot de ce qu'il dira. Heureusement que Nathalie maitrise l'accent du coin ! Mais pas besoin de long discours pour partir à la recherche des vaches.
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Rassembler un troupeau pour le changer de pré, voilà bien une activité typiquement gaucho. A première vue, ce n'est pas très sorcier mais l'Uruguay n'est pas la France.
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Il faut d'abord maitriser la géographie des lieux car le domaine est immense et il y a des vaches un peu partout. Nous passons d'un pré à l'autre , ouvrons et fermons un bon nombre de portes, avant d'arriver à destination. Maintenant qu'on a le bon pré, il faut trouver les vaches !!! Ici, les prés sont tellement grands qu'on n'en voit pas le bout. De plus, ils sont légèrement valonnés, avec des rochers, des arbres , voire des bosquets. Les herbes peuvent être très hautes, parfois jusqu'au garot du cheval.
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Pas de vaches en vue. Nathalie s'élance au galop vers les arbres du fond. Nous faisons de même en nous dispersant. Les chevaux sont très maniables et vont où on leur dit d'aller, quelque soit le terrain, les herbes, les trucs qui piquent qui nous barrent le passage.
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« Vaches à droite ! ». Je m'élance derrière "gaucho" et nous les contournons pour les pousser vers l'autre extrémité du pré. Elles détallent au galop. Parfait !sauf que nous avons perdu Mic et Nathalie. Nous laissons partir les vaches et partons à leur recherche. Ils ne sont pas loin et sont en train de remettre la selle de Mic qui a tourné. Entre temps, les vaches se sont fait la malle.
Encore un bon pretexte pour piquer un sprint dans les buissons, juste pour le plaisir de galoper.
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Nous retrouvons les vaches et les conduisons jusqu'à la porte. 2 d'entre elles tentent une percée sur la droite, donnant ainsi l'occasion à notre gaucho de faire une démonstration de son habilité à cheval. Nous abandonnons le troupeau près de la porte, et partons chercher 3 vaches marrons dans un pré voisin. Mais nous n'en trouvons qu'une, mélangée avec un troupeau de noires et blanches (des Holsteins). Malgré nos recherches, elles demeurent introuvables et nous les abandonnons ici. « On verra ça demain ». C'est un bon exemple de la philosophie de vie. Ici on ne fait pas de projet, on prend les choses comme elles viennent. « Dejale fluir », « laisse couler », voilà ce que Nathalie s'entend répondre quand elle cherche à planifier les jours à venir.
Nous passons encore un moment à nous promener dans les prés, faisons la course lorsque le terrain s'y prête, et rentrons au triple galop face au soleil couchant. Magique.
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J'allais mettre pied à terre lorsque Nathalie nous propose d'aller chercher les vaches à traire pour les parquer près de la maison afin de faciliter le travail demain matin. Ces vaches paissent dans le pré de l'entrée et elles sont bien plus dociles. Tout le monde rentre tranquillement au pas.
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La traite des vaches.
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Je ne sais pas expliquer pourquoi mais j'aime bien traire les vaches ! Aussi, à 7h30, nous sommes fin prêts pour la traite. Le soleil se lève à peine et la brume dévoile le paysage à petit dose. C'est magnifique.
En ce moment, il n'y a qu'une traite par jour, et il n'y a que 7 vaches. Hugo et Nathalie se partagent le travail, mais nous allons aussi mettre la main à la pâte, enfin au pis. Ce n'est pas la première fois et nous n'avons pas trop de mal à sortir du lait. Et même si nous ne visons pas toujours dans le seau, celui ci se remplit petit à petit. Les vaches sont supers tranquilles et c'est bien plus facile qu'au Nicaragua, où la vache avait fait valser le seau d'un coup de pied ! Par contre nous sommes étonnés de l'énergie que cela demande et nous fatiguons bien vite. C'est que ça sollicite sacrément les doigts et les poignets et surtout les avants bras. C'est bien plus efficace que les « pinces » pour se muscler pour l'escalade !
 
La traite se déroule dans une bonne ambiance et nous apprenons quelques blagues uruguayennes :
« Que hace en primero una vaca cuendo sale el sol ? ». Que fait en premier une vache quand le soleil se lève ?
« Cuentos litros de leche hace una vaca en su vida ? » Celle-ci est intraduisible.
On attend vos suggestions !
Les veaux attendent dans le pré voisin que la traite soit finie et dès que la barrière s'ouvre, ils se précipitent pour têter. Certains se trompent de vaches et cela donne lieu à quelques batailles. Nous filtrons le lait à la passoire pour enlever quelques brins d'herber et les chats se régalent de la mousse que nous laissons derière nous. La grand mère est venue remplir la casserole tout à l'heure et nous rentrons prendre un petit déjeuner bien mérité. Le grand bol de chocolat chaud s'apprécie tout particulièrement à cette occasion !
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Le fromage :
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 Ici, le fromage est fabriqué tous les 2 jours. Hugo ajoute de la pressure à la marmite de lait et le fait chauffer à 35 degrés. Puis il le laisse reposer une ½. Le lait s'est déjà un peu solidifié et il le « coupe » en carrés avant de le refaire chauffer un peu plus fort en mélangeant bien (la température permet aux graisses de bien se dissoudre).
La mixture est alors filtrée dans un tissu et la matiére solide qui reste est placée dans un seau et mise sous pression pendant 24h. Le fromage est régulièrement sorti du seau et du tissu, retourné et remis sous presse afin d'éviter qu'il ne s'incruste dans le tissu. Le lendemain, il est placé dans bac d'eau salée pour 24h, puis mis à sècher dans la cave. Il est parfois vendu à des particuliers qui passent ici mais la majeure partie de la production est destinée à devenir du fromage rapé. C'est pour ça qu'il est fabriqué sans trou !!!
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Il reste beaucoup de liquide après la phase de filtrage. C'est ce liquide qui va servir à reconstituer la presure pour la prochaine fois. Quand au reste, très riche en matière sgrasses, il est mélangé à des céréales et donné aux cochons qui adorent ça !!!
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Les olives :
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Nathalie nous raconte avoir passé beaucoup de temps à ramasser les olives pendant son séjour ici. Nous avons profité d'un moment de libre avant le repas du midi pour l'aider un peu. Ce n'est pas compliqué : une perche avec un crochet, une bâche en plastique en dessous de l'arbre : il faut crocheter une branche et la secouer pour faire tomber les olives.
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Du temps du grand père d'Hugo, on faisait de l'huile d'olive et cette année, Hugo a décidé de relancer la production. Mais il semblerait que le ramassage des olives soit un peu tardif car elles sont presque desséchées et ressemblent plutôt à des raisins secs !
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Quand la bassine est pleine, les olives sont broyées. Il y a 2 jours, Hugo y a laissé un bout de doigt et cette fois ci, il se sert d'un morceau de bois pour pousser les olives dans le broyeur. Nous passons ensuite le hachis d'olive (chair et noyau) au pressoir mais ça coule vraiment doucement. Ce sera mieux l'année prochaine.Hugo utilise un vieux pressoir mais nous confie qu'un cric (pour soulever les voitures) fait parfaitement l'affaire.
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El "circulo de piedra" :
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Ça, c'est la partie un peu mystique de notre séjour ici.
Hugo nous emméne derrière la maison pour nous montrer une construction de pierre.s Il s'agit de 2 cercles de pierres qui forment une sorte de 8. Pas d'ouverture pour entrer dans les cercles mais ceux ci communiquent entre eux. Hugo nous explique l'histoire des lieux telle qu'il l'a découverte au fil des années.
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Son grand père utilisait l'endroit comme poubelle et il y a 20 ans, hugo a décidé de déblayer les lieux car il suposait que cette construction avait été faite par les indiens, et avait un caractère historique. En 20 ans, beaucoup de gens sont venus ici et un certain nombres d'entre eux ont ressenti et observé des choses, suffisamment pour que c ela deviennent significatif.
Dans le domaine archéologique, la position et les traces laissées sur certaines pierres laissent penser que c'était un lieu de cérémonie, et peut être un lieu dédié à l'accouchement des femmes. Cette endroit a certainement également été un cimetierre comme l'atteste la forte comcentration de phosphore dans le sol.
Mais ce qui fait l'étrangeté du lieu, c'est ce que ressentent certaines personnes ici. Une pierre a été détectée comme fortement chargée en énergie et quand Hugo s'en approche avec une branchette entre les main, celle-ci ploit vers le sol (elle passe d'une position verticale à une position horizontale, comme celle du sourcier). Nous avons bien sûr essayé mais sans résultat sensible.
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Beaucoup d'autres choses ont été observées, du genre fort mal de tête, montres qui s'arrêtent, batteries qui semblent déchargées ici puis sont de nouveau chargées à l'extérieur, crise de larmes, prédominance du chiffre 4, et même une guérison de vertige. Et j'en passe. Beaucoup de théories ont été avancées, et il parait qu'il y aurait même ici une porte vers on ne sait où ... Tel est le mystère du cercle de pierre.
Nous, on n'a pas senti grand chose, mais dans le doute, on a quand même fait le plein d'énergie sur la fameuse pierre !!!
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Dernier jour :
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Nathalie est partie hier vers de nouvelles aventures et nous la remplaçons pour la traite. Hugo ne peut traire que d'une main (à cause de son doigt coupé) mais il va quand même beaucoup plus vite que nous. Nous arrivons à faire 2 vaches entières pendant qu'il en fait 4.
Il nous emmène faire un nouveau tour à cheval et nous montre son nouveau projet : planter des arbres fruitiers de la région pour faire venir des oiseaux et pouvoir les observer depuis une plateforme. Cet endroit de la propriéte est bordé par un champ de soja. Il appartient à Hugo mais il est en location à des agricu lteurs peu respectueux de l'environnment. Dans 3 ans, Hugo va le récupérer mais il estime qu'il en a pour 3 ans de travail pour remettre la terre en état ...
Nous prennons le tracteur et revenons dans le coin pour chercher du bois. Une grosse araignée devait avoir trouvé refuge dans la remorque et tombe sur la route. Miguel la ramasse pour la mettre à l'abris des chats et des chiens qui la tueraient s'ils la trouvaient. Mouhais, j'aime bien les animaux, mais il y a des limites !!! Mais c'est vrai que je suis impressionnée de voir avec quelle douceur Hugo et sa famille traite les animaux ici. Il suffait de le voir parler et manipuler les vaches ou Maria s'occuper de sa chèvre. Cela fait plaisir à voir et fait partie du respect de la nature que revendique l'exploitation.
Nous partons heureux de toutes ces choses vécues ici et souhaitons longue vie à ce petit coin d'Uruguay où la vie coule doucement et harmonieusement.
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Quand à nous, notre voyage prend un nouveau tournant.
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Comme nous n'avons pas été dans l'estancia du nord de l'Uruguay et que nous sommes proche de Colonia, nous nous y rendons en bus et de là, nous prenons le bateau pour Buenos Aires.
Ben oui, comment vous dire : la viande a beau être bonne en Uruguay, nous ne résistons pas à l'appel d'un bon gros biffe de lomo argentin !!! Sitôt arrivé à Buenos Aires, nous filons poser nos sacs au Art Factory (notre backpacker de décembre dernier) et courrons chez Desnivel, un très bon restaurant dans San Telmo.
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Ahhhh, quel plaisir de mettre les pieds sous la table, de commander 2 file de lomo, vuelti vuelta, et une bouteille de malbec. Les connaisseurs appréciront !!!!!!
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Publié à 09:15, le 19 mai 2010, Mots clefs : |
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Du vendredi 7 au lundi 10 mai 2010
Nous revoilà à l’aéroport, sac à dos et passeport en main. Un air de déjà vu, presque “la routine” malgré ces 4 mois passes en France.
Direction Montevidéo, via Londres puis Sao Paulo. Ce voyage, c’est un peu la conclusion de l’autre, car nous utilisons le « billet retour » pour Montevideo, et nous allons explorer une partie du Brésil, zappé l’an dernier par manque de temps. Mais c’est surtout notre « voyage de PACS » car nous sommes devenus « partenaires de PACS » fin avril.
Le programme :
Histoire de ne pas trop bousculer nos habitudes, nous n’avons absolument rien réservé pour ces 3 grosses semaines et quelques heures avant de prendre l’avion, nous hésitons même sur l’aéroport où nous allons nous arrêter car l’option de descendre à Sao Paulo au lieu de Montevideo est ouverte.
C’est lors de notre escale à Londres, que nous faisons notre choix : ce sera Montevideo, avec l’objectif de passer quelques jours dans une « estancia », une ferme dans le nord de l’Uruguay, puis rejoindre les chutes d’Iguaçu en bus (frontière Argentine-Brésil-PAraguay), traverser le Paraguay pour rejoindre le Pantanal brésilien, dans la région du Mato Grosso do sul. Et en fonction du temps qu’il nous restera, aller barboter à Bonito, passer à Rio et ses environs, le vol retour décollant de Sao Paulo.
Mais les choses ne se passent pas souvent comme on l’avait prévu. On nous a souvent dit : « tout est possible, mais rien n’est sûr ! »
A l’escale de Sao Paulo, nous devons récupérer nos bagages pour les réenregistrer pour le dernier vol avec la TAM. Mais les employés de la TAM insistent pour s’en charger eux-mêmes. Mis se laisse convaincre à reculons et les souvenirs de décembre et de ce même comptoir (où nous avions raté notre vol suite à un malentendu avec TAM) ne plaident pas en la faveur de la compagnie. Et là c'est le drame : Mic avait raison d’être méfiant car à Montevideo, son sac n’est pas au RDV.
L’employé du comptoir des bagages perdus nous assure que si le sac est resté à Sao Paulo, il arrivera sûrement le lendemain à la même heure. On laisse notre adresse email, seul moyen de communication que nous avons pour être joints. Nous voici donc contraints de dormir à Montevideo, dans au Viajero Ciudad Vieja Hostel, un Hostelling International au coeur du centre historique, plus sympa que notre hôtel de décembre dernier.
Petit tour en ville pour s’ouvrir l’appétit et nous retrouvons sans peine le chemin pour le marché couvert du port, qui abrite bars et restaurants spécialisés dans la parilla (barbecue). On y va autant pour la bouffe (excellente) que pour l’ambiance. Cette fois-ci nous mangeons au comptoir, au menu bife de lomo et côtes de mouton.
Malgré notre problème de bagage, c’est un vrai bonheur de se retrouver ici. Surtout que lorsqu’on avait dû choisir la date du billet retour, il y a 8 mois, on n’aurait pas parié le moindre peso qu’on prendrait ce vol retour Paris-Montevideo !
On se sent bien ici, c’est un vrai bonheur, on est comme chez nous. Tout nous parait si familier : la langue, la nourriture, la ville, c’est comme si les 4 mois en France s’évanouissaient. Etrange sensation.
Dimanche :
Pas de nouvelles de TAM et personne ne répond au seul et unique numéro de téléphone qu’on a bien voulu nous donner. La journée s’annonce perdue.
Plutôt que de nous morfondre en attendant à l’hôtel une improbable bonne nouvelle, nous louons des vélos pour aller nous ballader en bord de mer, sous le soleil, à la découverte des plages de Montevideo. Il sera toujours temps d’aller récupérer le sac le soir s’il arrive dans la journée.
La balade est agréable et une piste cyclable longe la côte. On pourrait presque se croire à Marseille (malheureusement pas pour la piste cyclable), quand on longe les plages ou pelouses côté mer, les bordures de palmiers et les immeubles côté ville.
Il fait un grand soleil mais une température assez fraîche, c’est l’automne ici. Notre balade nous mène à Puerto Bucéo où nous allons tester la soit-disant meilleure adresse de restaurant de poisson de la ville. Il y a effectivement foule, et il nous faut prendre un ticket pour avoir une table au soleil. Les tables sont entourées de poissonneries, et si la présence des locaux est un gage de qualité, l’heure et demie d’attente pour manger gâche tout de même un peu le plaisir.
A noter que c’est un jour d’élection, (sorte de régionales) et à cette occasion, la vente d’alcool est interdite depuis 20h la veille, comme au Chili. Nous supposons que cette loi a pour objectif de garder les gens sobres pour qu’ils votent avec les idées claires ! Ou alors éviter les débordements après les résultats.
A noter qu’ici, en Uruguay, le vote est obligatoire, sous peine de se voir retirer sa retraite ou recevoir une amende. Et il n’y a pas de procuration qui tienne, seul un certificat médical peut dispenser un citoyen. Les rues sont couvertes d'affiches et de banderoles, c'est un beau bazard !
Lundi matin :
Toujours aucunes nouvelles de la TAM. Et pour courronner le tout, l’estancia où nous comptions nous rendre, sur la route d’Iguaçu, a répondu qu’ils pouvaient nous recevoir seulement à partir du 17 mai, donc pas avant une semaine !!!
Il est temps de passer au plan B. Nous appelons "Cécilia ", qui gère une agence de voyages et possède une estancia (merci le petit futé).
A 10h nous discutons avec elle dans son bureau pour lui expliquer ce que nous cherchons.
A 11h nous quittons notre chambre d´hôtel puis partons acheter des sous-vêtements pour Mic.
A midi nous sommes dans le bus pour Nueva Helvecia, une ancienne colonie suisse pas très loinde Colonia del Sacramento. Cela nous fait du bien de bouger de Montevideo et d’arrêter d’attendre.
Il est devenu évident que nous allons devoir voyager sans le sac mic, donc sans la tente. Le plus ennuyeux dans cette affaire, c’est la très désagréable sensation d’avoir flairé le problème dès notre arrivée à Sao Paulo, et de s’être quand même faits avoir, et qu’en plus tout le monde semble se moquer totalement de ce sac perdu quelque part. Du coup, Mic multiplie les tentatives pour joindre la TAM : le site internet, qui permet de « parler avec le président de la TAM», un mail à British Airways, qui a assuré les vols jusqu’à Londres puis Sao Paulo.
Nous arrivons à Nueva Helvecia vers 16h. Notre séjour dans l'estancia commence demain et ce soir, nous dormons à l'hôtel del Prado, en bordure de l'ancienne colonie suisse.
 
2h nous suffisent pour en faire le tour et passer par les quelques points remarquables comme le réservoir d'eau et l'église de style germatique. Les rues portent des noms à forte consonnance allemande (Frau Vogel) et les personnages des fresques des écoles sont peu ressemblants à la population locale et contrastent avec l'ambiance tranquille de la place principale, typique d'Amérique Latine.
Nous espérions déguster une raclette uruguayenne mais aujourd'hui lundi, les restaurants du centre ville sont fermés et nous nous rabattons sur une bonne milanaise con papas fritas à notre hôtel. Une pensée spéciale pour Reto et tous les suisses rencontrés pendant notre voyage.
L'hotel du Prado a encore de l'allure, surtout à l'extérieur mais il est désespéremment vide et un peu triste la nuit venue (à partir de 18h). Nous sommes donc impatient de partir demain matin pour l'estancia.
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Publié à 01:26, le 19 mai 2010 dans q. L Uruguay, Montevideo Mots clefs : |
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Les 2 et 3 décembre 2009
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Nous voici en route pour un des circuits les moins fréquentés d'El Chalten : le petit lac Toro et son glacier, le "Ventisquero Rio Tunel".
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La randonnée n'est pas difficile mais à cause de sa longueur et de son isolement, il est recommandé de s'inscrire au bureau du parc pour qu'ils puissent lancer les secours en cas d'absence prolongée.
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La matinée est magnifique, et le ciel dégagé, ce qui nous permet d'admirer le Fitz Roy. Il est vraiment massif, comparé à la « dent » du Poincenot. Depuis la maison du parc, nous avons une vue d'ensemble sur tout le massif, la petite Torre jouant encore à cache cache dans les nuages.
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La parcours consiste à monter sur une bosse puis à redescendre de l'autre coté et à remonter un ruisseau (le rio tunel) jusqu'au lac Toro. Il y en a pour environ 5h de marche.
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Nous partons bien plus tôt que ne le nécessite la randonnée, mais cela devrait nous permettre de profiter du campement et des paysages. J'aime cette façon de marcher qui n'est pas axée sur la performance mais sur le plaisir et l'immersion dans la nature. Et tant pis, ou plutôt tant mieux si nous "perdons" beaucoup de temps pour cause de fleurs ou de petits oiseaux !
Ou pour trouver le meilleur angle de vue permettant de regrouper le Fitz Roy et les pissenlits !
Les pissenlits, c'est la bonne surprise du jour. Nous cheminons sur un petit sentier qui traverse une prairie entièrment repeinte en jaune !!! C'est tout simplement magique de marcher au milieu de ce tapis de fleurs. Mais gare à ses vêtements car le pollen vient teinter de jaune tout ce qui passe à sa portée !
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Nous pénétrons dans les fourrés et les marécages. Les épais arbustes qui bordent le chemin deviennent plus loin de grands arbres. Ces arbres se retrouvent dans tout le parc des glaciers, aussi bien en Argentine qu'au Chili et leurs jeunes feuilles vert tendre sont un régal après la sécheresse des paysages patagoniens.
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Un garde nous avait prévenu que le terrain pouvait être un peu humide. Comme il ne fait pas assez chaud pour pouvoir faire sécher les chaussures en extérieur, nous avons décidé de tout faire pour ne pas les mouiller, quitte à marcher en sandales dans l'eau.
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Il n'est pas évident de détecter les zones inondées car l'eau est en fait partout. Elle imbibe le tapis herbeux qui ploie sous nos pas, faisant apparaître des flaques autours de nos pieds.
Les prairies sont les plus traîtres : plus il y a d'herbe et plus il y a d'eau.
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Après un passage délicat, traversé en sautant d'un pied sur l'autre au fur et à mesure nous nous enfoncions, nous trouvons un moment de répit dans les sous bois et quittons les chaussures pour les tongs. Certes, nous gardons ainsi nos chaussures au sec mais nos pieds se glacent, plongés dans l'eau jusqu'aux chevilles.
Pas étonnant que l'eau soit si froide vu qu'elle vient tout droit des plaques de neige qui subsistent encore dans la forêt.
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C'est le moment de dire adieu au Fitz Roy (la Torre nous accompagne encore un peu), mais le paysage n'en reste pas moins exceptionnel : vue imprenable sur l'immense lac Viedma, un glacier suspendu et les montagnes enneigées.
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Le vent fait souffler tour à tour le chaud et le froid tandis que nous arrivons en vue de la vallée qui mène au lac Toro. C'est ici que pourrait s'arrêter une randonnée à la journée. Bien sur, le lac n'est pas encore visible mais les meilleurs passages sont derrière nous.
Nous pique niquons tout en réchauffant nos orteils au soleil.
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La descente est bien plus raide de ce côté-ci, et le paysage change brusquement. Ce qui devait être autrefois une superbe forêt, jumelle de celle traversée ce matin, n'est plus qu'un désert hérissé de troncs. Un incendie, certainement ancien, a presque tout détruit. Les arbres calcinés ont été lavés par les pluies, polis par les vents et les troncs blanchis règnent désormais sur ce flanc de montagne.
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Nous croisons 2 filles qui reviennent du fond de la vallée.
Sur des chemins aussi peu fréquentés, toute rencontre mérite un arrêt pour échanger quelques mots. Je m'étonne de les voir rentrer aussi tard. Elles nous expliquent qu'elles sont arrivées hier soir en bus à El Chalten (à 18h), et qu'elles sont venus ici directement en 4h (c'est sur que si on sucre les pauses photos, ça va plus vite ...). Du coup, elles ont profité du site ce matin et rentrent maintenant.
Comme la nuit ne tombe que vers 22h, c'est vrai qu'elles ont de la marge. Quand le jour a des amplitudes de 16h, on a presque 2 journées en 1 !
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Nous rejoignons la vallée et marchons au plat encore un moment avant d'arriver au campement, désert. Celui-ci est caché sous des arbres, collé à une paroi rocheuse, à 10 minutes de marche du lac. Du coup, il n'est pas possible de voir le glacier depuis la tente, mais au moins, on est à l'abri du vent. Nous nous installons près d'un arbre mort qui fera office de banc et de table puis partons explorer les environs.
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Le lac est joli, et le coin m'inspire. Considérant que j'ai assez marché pour la journée, je fais une pause « dessin » tandis que Mic contourne le lac pour se rapprocher du glacier. Cela lui permettra de découvrir un nouveau lac d'un joli vert-bleu et un petit emplacement de camping, avec une vue plus agréable que le notre. A retenir pour la prochaine fois.
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Le vent et le froid me font rentrer au campement pour chercher refuge dans la tente. Nous nous couchons bien avant que la nuit ne tombe, mais fatigués après une journée au grand air bien remplie.
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Le lendemain, nous prenons notre temps pour rentrer.
Nous croisons un homme qui conduit une mini caravane de lama. Il y a des circuits d'une semaine ou plus qui partent d'ici. Ce doit être extraordinaire de partir ainsi à l'intérieur du parc. La nature est tellement exceptionnelle et comme les gens ne restent que sur les petits circuits, on se retrouve seul dans la montagne ...
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Nous voici de retour en ville, mais nous n'y restons pas longtemps. Nous passons au backpacker pour refaire le plein de provisions car nous avons laissé un carton de nourriture dans la cuisine. Aussitôt les sacs prêts, nous repartons.
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Notre destination est encore incertaine. Soit nous nous arrêtons au camping de la laguna Capri, soit nous continuons jusqu'à celui de Poincenot. C'est à notre tour d'être à contre sens des gens : à l'heure où tous le monde redescend en ville, nous grimpons dans la forêt.
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Le premier campement est à 1h de marche. La vue sur le lac Capri et la tranquillité des lieux nous séduisent, et nous décidons d'y planter la tente.
Les nuages se prennent pour des vagues ! J'ai toujours une pensée spéciale pour Caro dans ces cas là, car c'est la plus grande fan de nuages que je connaisse !
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Ce soir là, le soleil nous chauffe la peau et éclaire le Fitz Roy.
La force tranquille des montagnes semble s'offrir à nous.
Un moment magique dans un lieu magique.
Ce soir là, nous l'avons eu pour nous tous seul !
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Publié à 16:51, le 22 mars 2010 dans o. L Argentine, El Chaltén Mots clefs : |
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Le mardi 1er décembre 2009
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Il parait que nous sommes arrivé à El Chalten juste pour le retour du beau temps après plusieurs jours de pluie (nous avons croisé des gens sur la route 40 qui montaient vers le nord pour fuir le mauvais temps).
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Du coup, puisqu'un créneau pour voir la Torre devrait survenir aujourd'hui, nous décidons de partir à la journée jusqu'au glacier Grande, qui offre un magnifique point de vue sur ce pic.
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Après le petit déjeuner, nous passons donc à la boulangerie, qui est juste à côté du départ du sentier. On remplit nos petits sacs d'empanadas et en route ! On commence par monter en avalant un excellent morceau de pain. La palme du meilleur pain revient incontestablement à l'Argentine, pour toute l'Amérique du Sud. Miam.
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Assez rapidement, nous tombons sur un monument en hommage à un randonneur inconscient, ou imprudent, ou tout simplement sans gêne : il s'agit d'un arbre mort, triste souvenir d'un incendie qui a ravagé 10% de la superficie du parc il y a quelques années.
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La grosse montagne enneigée que l'on aperçoit, c'est le Solo, son glacier nous impressionne déjà, on aimerait pouvoir descendre ses pentes en snowboard !
Nous atteingnons le 1er mirador au bout d'une heure, d'où l'on aperçoit très bien l'impressionnante Torre, ultra élancée, dont la tête recouverte de neige joue à cache cache avec les nuages.
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Le sentier serpente maintenant au plat, dans la forêt qui nous cache tous les sommets environnants. Après avoir troqué les arbres contre les cailloux, nous remontons la moraine pour déboucher sur le lac Tore, 2h30 après être partis. Il n'y a qu'une personne avec nous, qui prend un bain de soleil au bord de l'eau.
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Le glacier Grande de l'autre côté du lac est celui où Céline, Caro et Philippe s'étaient promenés il y a 3 ans, avec un guide. Les blocs qui s'en détachent sont poussés par le vent jusqu'à nous. La Tore refuse maintenant de se dévoiler totalement, préfèrant garder quelques nuages en écharpe.
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Nous nous abritons du vent glacial, pour prendre le pique nique au soleil, en regardant un guide et ses clients traverser la rivière à l'aide d'une tyrolienne. La traversée sans équipement est suffisamment périlleuse pour empécher les touristes du dimanche de marcher tout seuls jusqu'au glacier et de tomber dans une crevasse.
En suivant le sentier sur la moraine latérale en direction du mirador Maestri, on a une très belle vue du glacier et des chapelets de touristes qui crapahutent dessus.
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Nous laissons la Torre qui ne veut plus se montrer et revenons en partie par le même chemin. Nous croissons un nombre incalculable de personnes. Une véritable autoroute. Nous avons bien fait de partir tôt ce matin !
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Pour éviter le gros du flux, qui continue d'arriver pour venir observer la Torre depuis le mirador à 1h du village (sauf que c'est trop tard, on ne la voit plus), nous prenons le sentier qui arrive côté sud du village : il y a soudain beaucoup moins de monde.
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Ce chemin nous semble plus sympa, et nous le recommandons comme circuit "aller" car on peut voir la Torre à plusieurs reprises, contrairement au chemin plus classique où on la découvre au dernier moment, à l'arrivée au mirador.
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Au panneau marquant le début du sentier nous rencontrons un couple de retraités français de Banyuls et on se met à taper la discute. On parle de voyages bien sûr, de politique, d'éducation...
Nos 2 français voyagent avec des amis, et l'un eux est prof d'histoire géo. Il sert ainsi de guide pour tous le monde et leur concocte des voyages à la carte...Vivement la retraite, qu'on puisse à nouveau partir voyager pendant des mois !!!!
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Nous faisons un petit détour pour passer au bureau du Parc National Los Glaciares, pour nous renseigner sur l'état des sentiers, leur balisage, l'état des campings, les jolis coins, la météo etc... La bonne nouvelle c'est que la météo va encore s'améliorer sur toute la semaine. Nous décidons donc d'aller au lago Toro demain, d'y bivouaquer, puis de revenir voir le Fitz Roy ensuite. Nous avons encore pas mal de temps avant l'arrivée des parisiens, alors on va en profiter pour silloner le parc dans tous les sens !
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En prévision des jours de marche qui s'annoncent, nous dévalisons le supermarché en pâtes, saucisson, jambon, fromage et soupes : de quoi tenir 3 jours et demi. Pour dîner, plutôt que de se cuisiner des pâtes nous-mêmes, nous préfèrons (va savoir pourquoi) tenter un biffe de chorizo dans le resto voisin, précisément là où Caro, Philippe et Céline avaient passé le réveillon de 2007. C'est un vrai délice que l'on accompagne d'une excellente bouteille de rouge. Ah ben oui, car on n'en aura pas pendant 3 jours ! Et comme tout est permis, on craque aussi pour le dessert : un volcan de chocolat divin. Au lit de bonne heure car demain on part tôt.
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Publié à 13:43, le 8 mars 2010 dans o. L Argentine, El Chaltén Mots clefs : |
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